Le stress post-abortif
Le syndrome post-abortif (SPA) est un état de stress post-traumatique qui touche communément les femmes qui se sont fait avorter une ou plusieurs fois. À travers le processus de déni, les femmes interrompent le processus d’affliction qu’elles ont pour la mort de leur enfant et nient souvent leur responsabilité dans l’avortement. Le déni empêche le processus de guérison et les femmes sont souvent incapables de se pardonner et de pardonner aux autres.
Les syndromes du stress post-abortif:
• Penser à l’avortement et le vivre à nouveau, rêves et/ou cauchemars à propos de l’avortement ou du bébé.
• Engourdissement psychologique (sans hauts et sans bas). Ne pas se permettre d’être triste.
• Réaction aux anniversaires – difficultés à la date de l’avortement ou de la journée prévue pour l’accouchement.
• Dépression et pensées suicidaires, se dévaloriser, avoir une faible estime de soi.
• Frigidité ou détachement. Peu d’intimité avec les autres.
• Colère, amertume, ressentiment envers les autres, rage.
• S’auto-rabaisser, s’auto-punir, trouble de l’alimentation, relations abusives.
• Promiscuité, abus de drogue et d’alcool.
• Éviter le sujet de l’avortement. Éviter maladivement les bébés.
• Se préoccuper de ne pas retomber enceinte.
• Incapacité à s’attacher à ses enfants présents ou futurs.
• Surprotection ou incapacité à réveiller des émotions endormies après l’avortement.
Le support post-abortif est un soin offert sans jugement qui soutient les femmes à travers le processus de guérison passant par le chagrin, la colère liée à la culpabilité et le pardon. Grâce à cette aide, des femmes ont pu reprendre un fonctionnement normal dans leur vie et voir leurs symptômes s’atténuer. Elles ont aussi été capables de se réconcilier avec leurs enfants et ont pu faire face aux souvenirs récurrents.
Groupe de support
Ce groupe est bénéfique puisqu’il permet à des femmes ayant vécu une expérience similaire de se rassembler et échanger. Vous découvrirez que vous n’êtes pas seules, que d’autres femmes comprennent ce que vous vivez, sans vous juger.
Témoignage : « J’ai rencontré d’autres femmes qui se sont fait avorter et elles avaient l’air bien. Étais-je la seule à avoir été blessée comme je l’ai été ou y avait-il quelque chose qui clochait chez moi? Je sais maintenant que les autres femmes se sont senties comme moi. »
